Extraits du livre « Dans le Monde Supérieur » de Chico Xavier concernant la Médiumnité

 

 

Nota :

 

Le cerveau se divise en 3 régions distinctes ; représentons-le comme un château de 3 étages :

 

  1. au 1er nous situons « La résidence de nos impulsions automatique », symbolisant le sommaire vivant des services réalisés, ce sont les habitudes et automatismes, le subconscient.(le passé)

     

  2. Au 2eme « le domicile des conquêtes actuelles » où s'érigent et se consolident les qualités nobles que nous sommes entrain d'édifier. Ce sont l'effort et la volonté. Le conscient.(le présent)

     

  3. Au 3eme « la maison des notions supérieures » indiquant les sommets qu'il nous incombe d'atteindre. Ce sont l'idéal et le but supérieur à être atteint.(le futur)

 

Périsprit : Enveloppe semi-matérielle de l'esprit. Chez les incarnés, il sert de lien ou d'intermédiaire entre l'esprit et la matière. Chez les entités, il constitue le corps fluidique de l'esprit.

 

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Quelques-uns des passionnés de l’étude du spiritisme, dévoués et honnêtes, reconnaissant les écueils du champ de la médiumnité, créèrent l'hypothèse du fantôme animique du propre médium qui agirait à la place des entités désincarnés. Sous l'évocation de certaines images, la pensée du médium ne deviendrait-elle pas sujette à des associations déterminées, interférant automatiquement dans l'échange entre les hommes de la Terre et les habitants de L'au-delà ? En de nombreux cas, de telles interventions pourraient provoquer des déséquilibres importants. Je me demandais si le problème offrait des relations avec les mêmes principes de Pavlov.

 

Imaginons le Médium comme étant un pont reliant deux sphères entre lesquelles s'établit une apparente,solution de continuité en raison de la différenciation de la matière dans le domaine vibratoire. Pour être un instrument relativement exact, il lui est indispensable d'avoir appris à ne pas céder, et ce ne sont pas tous les ouvriers de l'atelier médiumnique qui réalisent, en un court chemin, une telle acquisition qui réclame dévotion à la félicité de son prochain, une compréhension élevée du bien collectif un esprit avancé de concours fraternel et de supériorité sereine dans les confrontations avec l'opinion d'autrui. Afin de parvenir à obtenir une édification de cette nature, il est nécessaire de se réfugier fréquemment dans « l'habitation des principes supérieurs » (voir nota).

L'esprit du serviteur doit se fixer dans les zones les plus élevées de l'être où il apprendra la valeur des conceptions sublimes, se rénovant et se quintessenciant pour construire l'élément type de ceux qui suivent sa trajectoire. Nous considérons que la médiumnité la plus stable et la plus belle commence, parmi les hommes dans l'empire de l'intuition pure.

 

Le Maître se maintient en contact permanent avec le Père à travers sa propre conscience, à travers son propre cœur, il transmet aux hommes la Révélation Divine, la vivant en lui-même. Il ne réclame pas justice, pas plus qu'il ne réclame une compréhension immédiate. Pour cette raison, la Bonne Nouvelle est un message de Confiance et d'Amour Universel.

 

Toutefois, dans le médiumnisme commun, le collaborateur servira avec la matière mentale qui est sienne, souffrant de ses imprécisions naturelles face à l'investigation terrestre, et après s'être adapté aux impératifs les plus nobles de renoncement personnel, il édifiera, non pas à l'improviste, mais au prix d'un travail incessant, le temple intérieur du service dans lequel il reconnaîtra la supériorité du programme Divin au-dessus de ses caprices humains.

 

Cette réalisation atteinte, il sera préparé pour entrer en syntonie avec le plus grand nombre de désincarnés et d'incarnés, leur offrant, à l'image du pont bienfaisant, l'opportunité de se rencontrer les uns avec les autres, dans la position évolutive dans laquelle ils se trouvent, au travers de compréhensions constructives. Nous nous référons à la médiumnité acceptée par le coopérateur et mobilisable en toute situation pour le bien commun.

 

Notre esprit souffre d'une soif de lumière comme l'organisme terrestre a faim de pain. L'amour et la sagesse sont des substances divines qui maintiennent notre vitalité.

 

L'orienteur m'invita au service d'assistance auprès de cette femme dévouée, médium en processus de formation, qui recevait de l'aide pour continuer sa tâche avec la force et la sérénité indispensables.

 

Dès notre entrée, un collègue attentionné nous reçut. Il avait également été médecin mais avait quitté l'expérience physique avant d'avoir pu concrétiser d'anciens plans d'assistance fraternelle.

 

Percevant la possibilité de faire quelque chose outre-tombe, il reçut la permission de coopérer dans ce petit groupe, avec l'objectif de réaliser certains plans de secours pour les infirmes désemparés. L'échange avec les désincarnés ne pourrait pas transformer les hommes en Ange d'un jour à l'autre, mais pourrait les aider à être des créatures meilleures. A cette fin, il demeurait ici intéressé à contribuer à la protection des malades les plus défavorisés.

 

-  « N'ont-ils pas encore entendu vos appels par l'intermédiaire d'Eulalie ? » demanda mon instructeur.

-  « Non. Toujours le même soupçon d'animisme, de mystification inconsciente... »

 

Le nouvel ami s'approchait d'une dame, s'essayant certainement à la transmission du message qu'il désirait passer à la sphère physique, Cald me fit observer :

 

Notre ami médecin je trouve pas dans son organisation psychophysique les éléments affins parfaits : notre collaboratrice ne se lie pas à lui à travers tous ces centres périspritaux (voir nota), elle n'est pas capable de s'élever à la même fréquence vibratoire où se trouve celui qui cherche à communiquer, elle ne possède pas suffisamment d' « espaces intérieur » afin de partager ses idées et connaissances. Elle n'a pas construit, dans l'existence actuelle, les touches de l'évolution nécessaires que seul le travail senti et vécu peut conférer. Mais elle manifeste un grand pouvoir, celui de la bonne volonté créatrice. C'est la porte la plus importante par laquelle elle s'entendra avec le médecin désincarné.

 

Il pourra s'identifie avec Eulalie pour le message nécessaire, se servant de la bonne volonté. Il profitera avant tout de la communion mentale, réduisant au minimum l'influence sur les centres neuropsychiques, en matière de médiumnité, il y a des types identiques de facultés mais une énorme inégalité des degrés de la capacité réceptive, lesquels varient infiniment, comme les personnes.

 

Il nous est permis d'échanger des idées, d'analyser le fait, le moment appartient au communicant qui ne dispose pas d'un appareillage des plus parfaits pour la transmissions.

 

Il m'indiqua le collègue qui, debout auprès d'Eulalie, maintenait son esprit illuminé et vibrant dans un admirable effort afin de démolir la muraille naturelle qui se dressait entre notre sphère et le champ de la matière dense.

 

Seule Eulalie reçut l'appel du communicant avec netteté. Elle se sentait à ses cotés, elle se mêlait à ses pensées, elle était en possession de la réceptivité et de bonnes dispositions.

 

Quelques minutes d'attente et de préparation silencieuses écoulées, la main du médium, orienté par le médecin et mise en mouvement en coopération avec les stimuli psychophysiques de l'intermédiaire commença à écrire, en d'irréguliers caractères, dénonçant le naturel conflit de « deux univers psychiques » différents, mais engagés dans un seul objectif : La production d'un ouvrage élevé.

 

La main de l'assistant posée sur la tête de notre sœur respectable émettait des rayons brillants qui descendaient de son encéphale à son thorax tel un flux rénovateur : « Nous serons avec toi dans la tâche quotidienne. Il est nécessaire de toujours aimer et pardonner, oubliant le jour obscur, afin d'atteindre les milléniums lumineux. Ne Défaillis pas ! Le Père Éternel te bénira. »

Eulalie ne percevait pas ces mots par les tympans de chair. Ils remplissaient ses lobes frontaux d'une intense lumière. Les phrases émouvantes de l'instructeur demeuraient dans son cerveau et dans son cœur, tels de sublimes pensées qui lui tombaient du ciel, saturées d'une chaleur réconfortante.

 

La médiumnité serait pour elle un champ de travail où elle perfectionnerait les sentiments qu'elle nourrissait, sans se soucier des outils qui lui serviront : en effet, que lui importaient des difficultés psychographiques si elle avait un cœur disposé à aimer ?

 

Oui, elle écouterait les suggestions du bien avant tout. Elle serait fidèle à Dieu et à elle-même. Si les compagnons humains ne pouvaient la comprendre, il lui restait le réconfort d'être comprise par les amis de la vie spirituelle. Au terme de l'expérience terrestre, il y aurai suffisamment de lumière pour tous. Il fallait croire, travailler, aimer, et espérer dans le Divin Seigneur.

 

L'assistant retira ses mains, la laissant libre. Observant les lobes frontaux du médium tellement revêtus de luminosité. « Eulalie, en cet instant, se fixe mentalement dans la région la plus haute qu'il lui est possible d'atteindre. Elle se recueille, calme, dans le sanctuaire le plus intime, de manière à comprendre et à excuser avec profit. »

 

Dans les lobes frontaux, extériorisation physiologique de centre périspritaux important, des millions de cellules reposent, en attente de l'effort humain dans le secteur de la spiritualisation pour fonctionner. Aucun homme, parmi les audacieux penseurs de l'Humanité, depuis le passé jusqu'à nos jours, n'a jamais réussi à en utiliser un dixième. Ce sont des forces d'un domaine vierge que l'âme conquerra dans la continuité évolutive et d'auto-éducation, perfectionnement moral et élévation sublime.

 

Un tel service ne peut être débuté que par la Foi vigoureuse et révélatrice, comme une lampe à l'avant-garde du progrès individuel.